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Porter à la connaissance du public les principales avancées scientifiques de la recherche fondamentale et clinique, informer les patients sur les pratiques médicales, les progrès thérapeutiques et les améliorations dans la prise en charge, promouvoir les moyens de prévention, telles sont les missions de l'Institut Curie. Consultez nos communiqués et dossiers de presse, nos publications périodiques et d'autres documents comme la brochure institutionnelle (pdf 11Mo) de l'Institut Curie. Les mots clés de la cancérologieA | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | Tous Il existe 249 définitions enregistrées en base de données. A - haut de pageAdénocarcinomeCancer (néoplasie, tumeur maligne) développé à partir de cellules glandulaires. Les cancers du sein et du pancréas sont souvent des adénocarcinomes.
AdénopathieGanglion lymphatique anormalement gros suite à une infection, une inflammation ou une tumeur.
Adjuvante (chimiothérapie)Parce qu'elle aide et qu'elle renforce le traitement principal, la chimiothérapie adjuvante est de plus en plus souvent associée à un acte chirurgical ou radiothérapique curatif initial. Pratiquée par exemple comme traitement des cancers du sein avec envahissement des ganglions axillaires, elle permet d'éviter, dans la plupart des cas, les métastases dues à la dissémination et à la prolifération des cellules cancéreuses. On parle de chimiothérapie néo-adjuvante lorsque cette technique est utilisée en première intention, avant tout autre traitement.
Pour en savoir plus : Le département de médecine ADN : acide désoxyribonucléiqueCet acide "nucléique" - il est présent dans le noyau de la cellule -, est souvent appelé "molécule de vie". Support de l'hérédité dans toutes les espèces animales et végétales, ce long filament est recopié à chaque division cellulaire en respectant l'ordre des nucléotides qui le composent. Une fois transcrit en ARN, il apporte le "programme" de travail à la cellule.
Pour en savoir plus : L'équipe de recherche Régulation de la réplication de l'ADN des eucaryotes Agents cytotoxiquesMédicaments détruisant les cellules ou prévenant leur multiplication. Plus spécifiquement, famille de molécules développées pour leur utilisation dans le traitement des cancers. Le cytotoxique idéal devrait pouvoir détruire les cellules cancéreuses à croissance rapide, tout en épargnant les cellules saines de l'organisme. Les cytotoxiques peuvent entraîner, comme effet secondaire, l'endommagement des organes ou tissus sains qui connaissent une division cellulaire importante comme la moelle osseuse ou les follicules pileux.
AlbumineProtéine du sang présente en quantité très importante.
ALD (Affections de Longue Durée)La trentaine d'affections de longue durée reconnue par l'assurance maladie donnent droit à une prise en charge à 100 %, par la Sécurité sociale, de tous les soins, traitements et frais d'hospitalisation en rapport direct avec cette pathologie majeure. Les malades reçoivent des étiquettes spéciales et les médecins rédigent leurs ordonnances sur des feuillets "bi-zones" permettant de distinguer ce qui revient à l'ALD et ce qui dépend d'une autre affection.
Alopécievoir Cheveux (perte des)
AmblyopieDiminution de l'acuité visuelle de l'oeil.
AmbulatoireLes traitements ambulatoires laissent aux malades la possibilité de mener une vie active presque normale. Ils s'opposent aux traitements qui nécessitent une hospitalisation. Désormais beaucoup d'actes chirurgicaux (même majeurs) peuvent être effectués sans avoir à passer une seule nuit à l'hôpital.
Pour en savoir plus : Les traitements en ambulatoire AnatomopathologieEtude microscopique des lésions des organes, effectuée sur biopsie. La classification anatomopathologique des cancers permet de les regrouper en fonction du tissu dont ils sont issus, du degré de maturité des cellules et du degré d'extension de la tumeur.
Pour en savoir plus : Le département de biologie des tumeurs AnémieDiminution du nombre de globules rouges et de l'hémoglobine.
AnesthésieActe qui consiste à endormir et rendre insensible le patient (anesthésie générale) ou une partie du corps (anesthésie locale ou loco-régionale).
Annoncevoir Consultation d'annonce
Anti-angiogenèseMécanisme qui empêche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse), qui sont nécessaires à la tumeur dès lors que son volume excède 1mm3. Privées de leur approvisionnement nutritif, les cellules tumorales sont asphyxiées et, sans apport sanguin, elles meurent. Les traitements basés sur les anti-angiogenèse seraient à priori efficace sur des petites tumeurs, à un stade précoce.
Pour en savoir plus: Le dossier sur les métastases hépatiques AnticorpsMolécule fabriquée par certains lymphocytes B au contact de substances étrangères ou "anomalies" à l'organisme (les antigènes) et destinée à contribuer au rejet de cette substance. L'anticorps se fixe de manière spécifique sur l'antigène. Il peut être synthétisé en laboratoire de façon à ne reconnaître qu'un seul déterminant de l'antigène, qui en possède généralement plusieurs. L'anticorps est alors monoclonal. Cette caractéristique est utilisée pour mettre en œuvre des traitements spécifiques.
Antiémétique/AntivomitifTraitement médicamenteux permettant de soulager ou de prévenir les nausées et vomissements.
AntigèneMolécule naturelle ou de synthèse présente sur la surface ou à l'intérieur des cellules. Elle déclenche, si elle est étrangère à l'organisme, une réaction de défense de l'organisme avec notamment la fabrication d'anticorps.
Aplasie médullaireEtat de la moelle osseuse faisant habituellement suite à une cure de chimiothérapie. Elle se manifeste par une réduction importante, dans la moelle osseuse, des cellules souches hématopoïétiques, cellules qui sont à l'origine des globules rouges, des globules blancs et en particulier des polynucléaires au-dessous de 500 par mm3 de sang et des plaquettes.
ARN (acide ribonucléique)Cette copie de gène a pour " mission " de sortir du noyau de la cellule pour aller dans le cytoplasme où elle sera " lue " et décodée. Il existe plusieurs types d'ARN et notamment l'ARN messager, véritable plan de fabrication d’une protéine, et l’ARN de transfert qui transporte les acides aminés, les constituants des protéines.
AssuranceDevant un sujet à risque, une compagnie d'assurance peut exiger une majoration des primes, formuler des réserves ou plus radicalement, s'opposer à couvrir l'intéressé. Les personnes qui ont été victimes d'un cancer que les spécialistes considèrent cependant comme " guéri ", peuvent, si elles se voient refuser un contrat ou contraintes à en signer un dont les clauses paraissent exorbitantes, faire appel d'une telle décision avec l'appui de leur médecin ou même d’associations de consommateurs ou de malades.
AsthénieFaiblesse, fatigue générale, perte de force.
B - haut de pageBénévolesLes tâches que remplissent les bénévoles auprès des malades souffrant de cancer sont multiples : assistance scolaire pour les enfants, organisation d'une bibliothèque et d'un service de prêt de livres aux personnes hospitalisées, aide aux personnes isolées lors de leur retour à domicile, réconfort et présence pour les malades, notamment en fin de vie.
Pour en savoir plus : L'hospitalisation - Votre séjour au quotidien BéninQui n'est pas cancéreux et ne risque pas de provoquer des métastases à distance.
BilharzioseInfection parasitaire susceptible de favoriser la survenue d’un cancer de la vessie.
Bio-informatiqueDiscipline mettant l'informatique au service de la biologie, la bioinformatique est née de l'automatisation des techniques en biologie. Avec le progrès des techniques d'analyse, la masse des données sur le génome et les protéines augmente de façon exponentielle. Pour pouvoir exploiter utilement ces données, elles doivent être analysées, comparées et archivées. C'est l'objet de la bioinformatique.
Pour en savoir plus : La plate-forme de bioinformatique Biologie du développementLa biologie du développement analyse les étapes de différenciation (morphogenèse et organogenèse) qui donnent naissance à un individu à partir de la cellule-œuf. L'embryologie est une sous-partie de cette discipline et ne s'intéresse qu'au développement de l'embryon, c'est-à-dire jusqu'au troisième mois de développement pour l'espèce humaine. Les ressemblances entre une tumeur cancéreuse et un embryon sont si troublantes, que la biologie du développement peut participer à la lutte contre le cancer. Ainsi à l'image d'une tumeur en pleine croissance, les cellules d'un œuf fécondé connaissent un rythme soutenu de divisions. Les cellules cancéreuses, en échappant de leur tumeur d'origine, engendrent des métastases, tandis que les cellules de l'œuf migrent pour former les futurs organes. Ces dernières années, les généticiens ont accumulé des preuves que les gènes dits « architectes » impliqués dans le développement de l'embryon le sont aussi dans l'apparition des tumeurs. Ces découvertes ont déjà enrichi les connaissances en génétique du cancer grâce au dialogue entre chercheurs en cancérologie et spécialistes du développement. Cet éclairage original sur l'oncogenèse et, à terme, sur les cibles et les approches thérapeutiques à mettre en œuvre, est une étape essentielle de la mise au point de nouveaux outils thérapeutiques.
Pour en savoir plus : BiopsiePrélèvement d'un fragment de tissus ou d'organe pour effectuer une analyse anatomopathologique. La biopsie sera fixée et colorée pour être observée au microscope de façon à permettre un diagnostic précis.
Pour en savoir plus :
BiothérapieThérapeutique qui utilise des produits naturellement présents dans l'organisme contrairement aux médicaments employés en chimiothérapie.
Pour en savoir plus : Le département de biologie des tumeurs BronchoscopieExamen de la cavité des bronches, à l'aide de fibres optiques (fibroscopie bronchique). La bronchoscopie permet la biopsie de la muqueuse bronchique, l'extraction de corps étrangers des voies aériennes, le drainage et le traitement de certaines suppurations bronchiques ou pulmonaires.
C - haut de pageCancérogenèseEtape de la transformation d'une cellule normale en une cellule cancéreuse.
CancerDus à une prolifération anarchique de cellules, les cancers, qui peuvent revêtir de multiples formes, sont des affectations fréquentes. On estime qu'on guéris désormais 2 cancers sur 3… sans que ce chiffre, statistique, n'ait une réelle signification. Certains cancers -notamment chez l'enfant- sont en effet guéris à près de 100%. D'autres restent plus problématiques. Cela ne signifie pas qu'ils entraînent pour autant la mort à court ou moyen terme. En revanche, ils doivent parfois faire l'objet de traitements à vie et peuvent donc être considérés comme des maladies chroniques.
Pour en savoir plus:
CarcinomeCe sont des tumeurs solides dont le point de départ se situe au niveau d'un épithélium, un tissu qui recouvre le corps soit à l'extérieur (la peau) soit à l'intérieur (la muqueuse de la bouche ou du tube digestif). Les carcinomes représentent environ 90 % de tous les cancers.
Carcinome in situCarcinome très localisé respectant les tissus voisins. Le plus classique est celui du col de l'utérus qui ne doit pas être considéré comme un cancer tant qu’il n’a pas franchi la membrane basale, car son pronostic est totalement différent. Non traité, il évolue cependant vers un cancer invasif.
CathéterTube souple et très fin en matière plastique qui, introduit dans la veine, permet d'injecter des médicaments, des éléments nutritifs ou des produits sanguins. Il permet, à l'inverse, de prélever du sang pour des examens. On peut le laisser en place. Il améliore le confort du malade puisqu'il n'est plus nécessaire de le piquer à chaque injection. Il diminue le risque d'abîmer les veines et facilite les perfusions de chimiothérapie.
Pour en savoir plus : Le guide SOR Savoir Patient - Les cathéters (doc. pdf 108Ko) CelluleUnité fondamentale du vivant, la cellule a un cycle de vie de mieux en mieux connu : elle naît, se divise en deux cellules-filles et meurt. Durant toute leur vie, les cellules ont une fonction principale qui permet de les classer (cellules nerveuses, neurones, cellules musculaires, cellules germinales, ovules, spermatozoïdes, cellules épithéliales, cellules hématopoïétiques…), chacune d'entre elles échange des informations avec ses voisines, peut se transformer ou migrer. C'est une entité toujours en mouvement. L'être humain adulte de taille moyenne est constitué d'environ dix milliards de cellules. La cellule a toujours été l'objet de très nombreuses recherches. Ainsi, l'observation de la division cellulaire a même permis l'élaboration de la théorie chromosomique de l'hérédité et d'expliquer, en partie, la permanence du vivant.
Pour en savoir plus: Centrage (d'une lésion)Une radiothérapie n'est efficace que si la zone à traiter a été repérée avec exactitude. Il est essentiel de placer le malade dans une position précise de façon à pouvoir reproduire les mêmes conditions d'une séance à l'autre. La séance de centrage, préliminaire à toute radiothérapie, est tout aussi nécessaire que… fastidieuse.
Pour en savoir plus : Le département de radiothérapie Cheveux (perte des)La chute massive, brutale, mais transitoire des cheveux est une des conséquences de la toxicité de certains médicaments anticancéreux sur les cellules du cuir chevelu. Elle peut être limitée par le port de casques réfrigérants pendant les séances de chimiothérapie.
Pour en savoir plus : Le département de médecine ChimiothérapieUtilisation de substances médicamenteuses pour traiter une maladie. La chimiothérapie est l'un des trois piliers des traitements. Fruits de la recherche et des technologies de pointe, les molécules les plus récentes ont considérablement transformé le pronostic des cancers.
Pour en savoir plus :
ChirurgiePremier traitement efficace dans la lutte contre le cancer, la chirurgie s'intègre maintenant dans des stratégies pluridisciplinaires. Chirurgiens, chimiothérapeutes et radiothérapeutes décident ensemble de la chronologie de leurs différentes interventions. On distingue ainsi la chirurgie diagnostique qui aide au diagnostic et propose un bilan de l'extension du mal, la chirurgie curative qui ôte la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, et la chirurgie reconstructrice et réparatrice de l'organe atteint par la tumeur.
Pour en savoir plus :
ChromatineOrganisation spatiale du matériel génétique, l'ADN, dans la cellule. Cette organisation, non seulement permet de compacter l'ADN, mais aussi joue un rôle critique dans la régulation des interactions avec l'ADN au cours de son métabolisme. Ce « conditionnement » du génome fournit un répertoire élargi d'informations qui s'ajoutent à celles apportées par le code génétique. Il définit un « épigénome » spécifique pour chaque type de cellules.
Pour en savoir plus :
ChronothérapiePrenant en compte les rythmes biologiques internes de l’organisme, la chronothérapie détermine le moment idéal de l’administration d’un médicament.
CobalthérapieRadiothérapie transcutanée utilisée dans le traitement des tumeurs relativement le plus souvent superficielles comme celles de la sphère ORL. Le maximum de la dose radioactive est délivrée à quelques millimètres sous la peau mais la pénétration en profondeur décroît rapidement, préservant les organes ou les tissus avoisinants.
Pour en savoir plus : Le département de radiothérapie CoeliochirurgieChirurgie endoscopique de la cavité abdominale.
Pour en savoir plus : Le département de chirurgie CoelioscopieMéthode permettant l'exploration des organes de la cavité abdominale (organes génitaux de la femme, voies biliaires…) après y avoir introduit un endoscope.
ColonPour en savoir plus : le dossier sur le cancer colorectal
ColoscopieExamen du côlon réalisé à l'aide d'un endoscope, ou tube souple, introduit par l'anus.
Pour en savoir plus :
ColposcopieExamen du col de l'utérus grâce à une loupe binoculaire ou colposcope. L'image obtenue, permet de dépister des lésions précancéreuses du col et de choisir l'endroit où réaliser la biopsie qui reste un examen indispensable pour s'assurer du diagnostic.
Pour en savoir plus : Le diagnostic ConformateurCoquille transparente et perforée qui prépare la place de la prothèse.
ConjonctiveMembrane muqueuse translucide qui recouvre la face postérieure de la paupière et qui se replie pour recouvrir la partie antérieure du globe oculaire. (Conjonctivite : inflammation qui peut apparaître au cours de la radiothérapie externe)
ConsentementPour évaluer l'efficacité de nouveaux médicaments ou de thérapeutiques de pointe, il faut procéder à des essais cliniques sur l'homme. La recherche biomédicale s'est entourée de règles qui renforcent la protection des personnes acceptant de participer à de tels essais. La loi Huriet-Sérusclat impose, depuis 1988, que le praticien recueille le consentement éclairé (écrit et signé) de son patient. Il doit, auparavant, lui avoir délivré une information aussi complète que possible sur les tenants et les aboutissants (pronostic, effets secondaires…) de l'expérimentation à laquelle il va le soumettre.
Pour en savoir plus : Information et consentement ConservateurPar opposition aux larges ablations effectuées il y a plusieurs dizaines d'années, la tendance actuelle est de limiter la chirurgie à la simple exérèse de la tumeur. Sur le plan de la survie, les résultats obtenus par la chirurgie conservatrice sont en constants progrès et le confort des malades est identique à ceux obtenus par la chirurgie radicale.
Pour en savoir plus : Le département de chirurgie Consultation d'annonceConsultation longue et spécifique, menée par le médecin en charge du patient, dédiée à l'explication du diagnostic de la maladie, aux traitements qui lui sont associés et aux éventuelles rechutes.
Consultation infirmièreConsultation menée par l'infirmière afin d'expliquer à nouveau le plan de traitement, de dédramatiser les soins, de créer un climat de confiance et d'aider le patient à se projeter dans l'avenir. Le patient peut également exprimer ses souhaits et ses attentes.
Pour en savoir plus : Infirmière en cancérologie - dossier de presse (pdf) CorticoïdesEn cancérologie, les médicaments dérivés de la cortisone sont utilisés essentiellement en cas de phénomène compressif — ils limitent l'œdème — ou lorsqu'il existe une gène respiratoire, quelle qu'en soit la cause.
CryothérapieTraitement qui consiste à geler la tumeur à plusieurs reprises en appliquant de très basses températures (–60°C à –80°C) afin de la détruire.
Curage axillaireC'est l'ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques de l'aisselle pratiquée au cours de l'opération de certains cancers du sein. Ce temps opératoire permet d'enlever la chaîne ganglionnaire et de vérifier par un examen complet le nombre des ganglions atteints.
Pour en savoir plus : Le service de chirurgie générale et sénologique CuriethérapieRadiothérapie locale délivrée le plus souvent par des radio-éléments artificiels (le radium d'autrefois n'est presque plus utilisé) qui sont placés au contact des tissus cancéreux.
Pour en savoir plus :
CyclotronAccélérateur de particules constitué de deux électrodes creuses en forme de demi-cylindre entre lesquelles on établit un champ électrique alternatif. Les particules y décrivent des demi-cercles dont le rayon augmente à chaque passage entre les électrodes. Les protons ainsi émis cèdent leur énergie aux tissus ciblés au cours de collisions avec les électrons, ce qui détériore ou tue les cellules, en particulier les cellules cancéreuses. A la fin de leur parcours, ils subissent un ralentissement puis un arrêt brutal qui épargne les tissus situés au-delà. Les protons dont l'énergie est comprise entre 150 et 250 MeV sont utilisés pour le traitement de tumeurs profondes, tandis que les protons d'énergie inférieure à 100 MeV sont surtout utilisés pour le traitement des mélanomes de la choroïde.
CytaphérèseRecueil de cellules souches du sang qui sont ensuite conservées afin d'être ultérieurement réinjectées au patient après une chimiothérapie forte, pour raccourcir une aplasie de longue durée.
CytogénétiqueEtude des chromosomes.
CytokinesCes protéines produites par les cellules, et synthétisées par génie génétique, jouent le rôle de messagers biologiques du système immunitaire. Elles stimulent par exemple certaines réactions de défense de l'organisme. Les cytokines les plus connues sont les interférons et les interleukines.
CytologieEtude de la cellule considérée au point de vue de sa constitution intime, de sa forme et de son évolution.
D - haut de pageDépistageIl s'agit de rechercher par des examens systématiques l'existence chez des individus considérés comme "bien portants" d'une anomalie ou d'une maladie. On peut ensuite établir une surveillance des sujets à risque ou initier une stratégie thérapeutique qui sera d'autant plus efficace qu'elle sera mise en uvre avant même l'apparition des premiers symptômes cliniques.On distingue le dépistage individuel demandé par un médecin en fonction de facteurs de risques personnels (tabac, alcool, prédisposition génétique, exposition professionnelle…) et le dépistage de masse. Ce dernier concerne un groupe de population (les enfants des écoles, les femmes de plus de 60 ans…). Il relève d'une politique de santé publique - on parle de "campagnes de dépistage" - et correspond à des critères bien déterminés.
Pour en savoir plus: Le dépistage : l'affaire de tous la responsabilité de chacun DermatiteInflammation de la peau, avec démangeaisons, rougeurs et autres lésions.
DiagnosticDétermination d'une maladie à partir de ses symptômes. Il correspond au temps de l'acte médical et des examens biologiques ou d'imagerie qui permettent de définir la nature de la maladie observée.
Pour en savoir plus: Diagnostic: des moyens pour mieux le dire DouleurLa lutte contre la douleur (analgésie) est aujourd'hui une priorité absolue en médecine comme en chirurgie. Différents médicaments (analgésiques) peuvent être utilisés en fonction de l'intensité de cette douleur : aspirine ou paracétamol pour les douleurs modérées, anti-inflammatoires non stéroïdiens pour les douleurs moyennes, analgésiques dit "narcotiques" (morphine et ses dérivés) pour les douleurs fortes ou chroniques… D'autres techniques peuvent également être proposées : l'acupuncture, la cryothérapie, mais aussi la chirurgie des voies nerveuses de la sensibilité…. La pompe à infusion réglable permet l'auto-contrôle par le malade lui-même de son traitement en fonction de sa douleur. D'importants efforts ont été entrepris pour d'une part sensibiliser et former les médecins aux traitements de la douleur et d'autre part informer et traiter les patients avec, notamment, la création de consultations et de centres spécialisés anti-douleur. Il reste malgré tout encore beaucoup à faire, la France ayant, dans ce domaine, un très grand retard.
Pour en savoir plus : DyspnéeRespiration difficile et pénible. Elle peut s'accompagner de modification de la fréquence respiratoire. Elle est en général d'origine cardiaque ou respiratoire.
E - haut de pageEchographieRepérage par les ultrasons d'une tumeur superficielle ou surtout profonde qui peut être ainsi mesurée dans ses trois dimensions. La première échographie a été réalisée en 1958 par l'anglais Ian Donald. Cet examen permet d'explorer les organes en mouvement à l'intérieur du corps. Des ondes ultrasonores, émises par une sonde (effet Paul Langevin), sont dirigées vers l'organe à explorer à l'aide de la sonde appliquée sur la peau, se propagent dans les tissus mous, sont ensuite réfléchies (écho) avec plus ou moins de puissance selon la nature du tissu rencontré vers la sonde puis retransformées en signal qui est analysé pour donner une image. Cet examen est notamment pratiqué sur la femme enceinte : pour surveiller le bon développement du fœtus et détecter les éventuelles anomalies. L'examen est rapide (entre cinq et quarante-cinq minutes), d'un faible coût et renouvelable à volonté car non irradiant.
Pour en savoir plus : Le guide SOR Savoir Patient - Comprendre l'échographie mammaire (doc. pdf 200Ko) Effets secondairesTout traitement -médicamenteux ou non- peut provoquer des effets secondaires ou indésirables tels les nausées, les vomissements, les radiodermites, l'alopécie, etc. Ils sont généralement parfaitement connus et il est, dans la plupart des cas, possible de prévenir leur apparition ou de les atténuer quand ils surviennent. Dans les traitements anti-cancéreux, ils sont relativement fréquents : nausées, vomissements, chute des cheveux, radiodermite…Ces effets secondaires dont la fréquence et l'intensité restent très dépendants de la tolérance individuelle, doivent d'autant plus être combattus qu'ils vont avoir des répercussions sur la qualité de vie des malades.
Embryologievoir Biologie du développement.
EndocrineSe dit des sécrétions (hormones) qui passent directement dans la circulation sanguine ainsi que des organes et des tissus qui produisent des sécrétions.
EndoscopieLe terme d'endoscopie désigne tout acte qui va "regarder" à l'intérieur de l'organisme.
A ce titre la coloscopie est une endoscopie comme la fibroscopie gastrique qui regarde l'estomac, la colposcopie regarde le col utérin et l'otoscopie regarde le conduit auditif ... En gastroentérologie, la coloscopie et le fibroscopie gastrique sont les deux actes les plus fréquents d'endoscopie. Les techniques endoscopiques permettent d'effectuer le bilan d'extension d'une tumeur ou une biopsie indispensable au diagnostic, voire de pratiquer l'ablation d'une tumeur sans ouvrir au bistouri ni la peau ni les parois musculaires. Le chirurgien travaille "à distance", les mains hors du champ opératoire, suivant ses gestes sur un écran vidéo de contrôle. En cancérologie, les praticiens doivent encore déterminer avec plus de précision les indications et les limites de la chirurgie endoscopique. Pour en savoir plus :
EnucléationAblation chirurgicale de l'oeil.
EpidémiologieSpécialité ayant pour objet d'étudier la fréquence des maladies dans divers groupes de population, d'en suivre l'évolution et de faire des hypothèses sur les causes et la prévention de ces maladies.
EpigénétiqueL'épigénétique concerne des informations héritables ne pouvant être expliquées par des changements de la séquence ADN (type mutations). L' expression génétique est ainsi modulée par des changements d'ordre épigénétique qui lorsqu'ils sont stablement hérités permettent de propager une diversité de types cellulaires qui sont définis au cours du développement des organismes multicellulaires : ainsi toutes les cellules ont les mêmes informations génétiques, mais la façon dont elles sont lues diffère selon les différents types de cellules. Une fois établies, nombre de modifications épigénétiques sont maintenues de façon stable tout au long de la division cellulaire et de la durée de vie de l'organisme, mais elles peuvent être effacées dans la lignée germinale. L'apparition ou la perte spontanée de marques épigénetiques peut conduire à une expression génétique aberrante (épimutations), par exemple, dans les pathologies telles que le cancer.
Equateur de l'oeilLigne verticale virtuelle séparant le globe oculaire en une partie antérieure et une partie postérieure (ou pôle postérieur).
Essai cliniqueLes essais cliniques n'interviennent qu'in fine dans les processus d'expérimentation qui comptent de très nombreuses phases. Ils permettent, grâce à une méthodologie particulièrement rigoureuse, de déterminer, chez un malade, la réelle efficacité d'un nouveau protocole thérapeutique ou d'une molécule qui a prouvé, en laboratoire d'abord, dans le cadre d'une expérimentation animale par exemple, son rôle inoffensif et actif. L'analyse du rapport bénéfices/risques (effets indésirables…) sera déterminante pour la mise en œuvre du protocole ou l'utilisation de la molécule.
Pour en savoir plus :
EthiqueScience de la morale, l'éthique s'applique tout autant à l'art d'exercer la médecine qu'à la recherche biomédicale. Les essais thérapeutiques doivent, par exemple, répondre à certaines conditions quant à la valeur scientifique de l'étude menée et au bilan prévisionnel des risques et des avantages. Dans tous les cas, les essais doivent recevoir l'avis favorable d'un ou plusieurs comités d'éthique indépendants des chercheurs et des cliniciens qui y participent.
Examens hématologiquesExamens biologiques portant sur les éléments du sang ou la coagulation.
ExtemporanéQui se fait à l'instant même. Au cours d'une intervention chirurgicale, l'analyse anatomopathologique immédiate, par un spécialiste présent dans le bloc opératoire, de la masse prélevée, apporte au chirurgien des précisions qui vont guider la suite de ses actes. Il peut vérifier ainsi que son geste a bien ôté toute la tumeur, et connaître le degré d'envahissement des chaînes ganglionnaires.
Pour en savoir plus : Le département de chirurgie F - haut de pageFacteur de croissanceProtéines capables de contrôler la croissance cellulaire. Il en existe des spécifiques à chaque type de cellules. En cancérologie, les facteurs de croissance médullaire sont utilisés pour réduire la toxicité excessive de certaines chimiothérapies sur les cellules sanguines fabriquées dans la moelle osseuse. Dans certains cancers, comme le mélanome et le cancer du sein, de nouveaux traitements prometteurs utilisent des facteurs de croissance comme l'interféron et l'interleukine 2, libérés par les lymphocytes.
FièvreLa fièvre est un signal d'alarme particulièrement sensible pour guetter une infection en cas d'aplasie médullaire ou lorsque le malade porte un cathéter par exemple. Elle peut être révélatrice de certains cancers.
FoieOrgane vital qui est souvent atteint chez un malade cancéreux. Il s'agit le plus souvent de tumeurs secondaires (métastases hépatiques), parfois de tumeurs primitives. Le cancer primitif du foie se manifeste par une altération de l'état général, un amaigrissement, des douleurs dans la région hépatique (en haut à droite de l'abdomen). Un examen d'imagerie (échographie ou scanographie) précède en général un prélèvement (biopsie) par ponction qui permet de faire le diagnostic.
L'ablation chirurgicale du cancer primitif du foie est le traitement le plus mis en uvre devant la chimiothérapie. Pour en savoir plus: Le dossier sur les métastases hépatiques Fond d'oeilExamen de la rétine de l'oeil au travers de la pupille préalablement dilatée, pour observer la présence d'une tumeur nouvelle ou suivre l'évolution d'une tumeur ancienne.
FrottisTechnique de recueil des cellules superficielles desquamées du col utérin. Les cellules sont étalées sur une lame de verre, fixées puis envoyées à un laboratoire d'analyses cyto-pathologiques où le frottis sera analysé. L'observation d'éventuelles modifications des cellules ainsi recueillies permettent de découvrir un grand nombre de lésions précancéreuses. Cet examen de dépistage simple et peu coûteux, pratiqué au cabinet du médecin tous les 2 ou 3 ans, a fait chuter l'incidence des cancers de l'utérus.
Pour en savoir plus: Fiche pratique - Col de l'utérus, faire un frottis G - haut de pageGénétiqueBranche de la biologie qui étudie les caractères héréditaires et les "accidents" des gènes.
Pour en savoir plus : Le service de génétique oncologique GénomeIl est la véritable carte d'identité de la cellule. Il contient toutes les instructions nécessaires au développement , au fonctionnement, au maintien de l'intégrité et à la reproduction des cellules et de l'organisme. Ces instructions sont nommées gènes.
Le génome est composé de molécules d'ADN associées à des protéines pour former les 23 paires de chromosomes que possède l'être humain. GénotoxicitéLes agents génotoxiques altèrent la structure du génome en créant des mutations qui peuvent conduire la cellule à un processus de cancérisation.
Ces agents proviennent de l'activité de la cellule ou de l'environnement (alimentation, pollution, rayons X, UV, tabac, virus…). Pour en savoir plus: Le génome agressé, ce qu'il faut savoir GèneEléments d'ADN, les gènes se comptent par milliers sur chacun de nos 46 chromosomes. Capables de muter, de s'altérer, de disparaître ou d'être absents, ils peuvent être à l'origine de maladies et de cancers en particulier. Les altérations peuvent être favorisées par le tabac, les rayonnements UV... Quand un gène suppresseur de tumeur, qui d'ordinaire bloque la division, est dénaturé, il prive les cellules du frein limitant leur multiplication. Lorsqu'un gène, qui a normalement pour fonction de réguler la division cellulaire, subit une modification provoquant une prolifération de cellules, on parle d'oncogène. Gènes suppresseurs de tumeur mutés et oncogènes peuvent ainsi être à l'origine de transformation tumorale. Si une telle mutation est inscrite dans une cellule de la reproduction, elle est transmise d'un parent à un enfant et peut se manifester sous la forme d'une prédisposition à certains types (rares) de cancers héréditaires.
Pour en savoir plus: Le dossier sur les prédispositions héréditaires aux cancers du sein ou de l'ovaire GliomeTumeur cérébrale, constituée d'une prolifération de cellules gliales, qui atteint le système nerveux central.
Pour en savoir plus: Cancer du cerveau: pourquoi les chimiothérapies ne sont pas toujours efficaces Globules blancsCellules du sang spécialisées dans la lutte contre les infections à microbes (polynucléaires) ou à virus (lymphocytes).
Globules rougesCellules du sang spécialisées, grâce à l'hémoglobine qu'elles contiennent, dans le transport de l'oxygène aux organes.
Greffe de moelleLa greffe de moelle osseuse a transformé le pronostic des leucémies et d'autres affections hématologiques sévères. Elle permet d'intensifier la chimiothérapie qui détruit non seulement les cellules cancéreuses mais aussi bon nombre de cellules saines et en particulier les cellules souches de la moelle osseuse. Après cette intervention, les cellules, qui donnent naissance aux globules rouges, aux globules blancs et aux plaquettes, vont être reconstituées à partir de la moelle greffée.
Pour en savoir plus :
GuérisonC'est l'objectif premier des médecins. En cancérologie, la guérison n'est considérée comme effective qu'après une période donnée sans récidive – la rémission – dont la durée varie en fonction de chaque type de tumeur.
H - haut de pageHAD (Hospitalisation à domicile)Alternative, en plein développement, à l'hospitalisation traditionnelle, l'HAD offre aux malades la possibilité de bénéficier d'une équipe performante d'infirmières, d'aides soignantes, de diététiciennes tout en restant à leur domicile. Le médecin traitant agit alors en étroite relation avec les spécialistes de l'hôpital.
Pour en savoir plus : Les traitements en ambulatoire HalstedIntervention chirurgicale (portant le nom du médecin qui l'a mise au point) très mutilante, courante il y a plusieurs dizaines d'années, pour traiter le cancer du sein. Aujourd'hui, grâce aux progrès de la chirurgie conservatrice associée à la radiothérapie, elle n'est plus pratiquée.
Pour en savoir plus : Le dossier sur le cancer du sein Hémocult®Test de dépistage des cancers du côlon s'appuyant sur la fréquence des saignements occultes (invisibles) dans les selles, souvent présents dès le début de la tumeur, avant même tout signe clinique. Pour que le test hémocult® soit fiable, le recueil des selles doit être précédé de trois jours de régime sans viande.
pour en savoir plus: Le dossier sur le dépistage HémoglobinePigment contenu par les globules rouges qui donne au sang sa couleur rouge. L'hémoglobine permet aux globules rouges de fixer l'oxygène. Sa diminution définit l'anémie.
HémoptysieEvacuation par la bouche d'une quantité plus ou moins abondante de sang provenant des voies respiratoires, résultant d'une hémorragie soit des bronches ou des poumons, soit d'un organe voisin qui s'est fait jour dans l'appareil respiratoire.
Héréditaire (cancer)voir Prédisposition héréditaire
HistologieDomaine de la biologie qui étudie la structure des tissus en relation avec leur fonction.
HistoneProtéine basique dite « compactrice ». Elle est à l'origine de l'organisation dans l'espace de la molécule d'ADN. Cette organisation, dite en collier de perles, procure des informations qui s'ajoutent à celle du code génétique, c'est le code « histone ».
Pour en savoir plus : le communiqué de presse Quand les chromosomes font leur stretching (doc. pdf 228Ko) Hôpital de jourStructure d'accueil spécialisé pour une hospitalisation dont la durée est de moins de 8 heures. L'hôpital de jour permet de dispenser, en toute sécurité, des soins de qualité. Cette nouvelle possibilité de traitement hautement qualifié s'adapte particulièrement bien à la chimiothérapie et à la "petite" chirurgie même si, dans ce domaine, les progrès de l'anesthésie permettent désormais de pratiquer des interventions "majeures". Les avantages sont multiples : meilleure qualité de vie pour les malades, diminution des coûts et des risques liés aux hospitalisations classiques.
Pour en savoir plus : Les traitements en ambulatoire HormonothérapieLe traitement par les hormones de certains cancers hormonodépendants, comme le cancer du sein et celui de la prostate, permet d'en contrôler l'évolution. La forme la plus simple d'hormonothérapie reste la castration par chirurgie, irradiation ou prescription d'antihormones ou d'hormones antagonistes, qui limitent le développement de ces tumeurs et freinent l'apparition de métastases.
Pour en savoir plus : Le dossier sur le cancer de la prostate HPV(cf Papillomavirus)
Huntington (maladie de)Affection héréditaire du système nerveux central, elle se caractérise par la mort prématurée des neurones dans certaines zones spécifiques du cerveau. D'origine génétique, cette maladie rare qui touche moins de 1 personne sur 5 000 en France est encore incurable. Ses mécanismes, dont le dérèglement de l'apoptose, sont comparables à ceux du développement tumoral, d'où l'intérêt scientifique qu'en tirent les biologistes travaillant sur la cellule cancéreuse.
Pour en savoir plus : Le communiqué de presse sur la molécule anti-rejet qui pourrait devenir un traitement. HypersensibilitéRéponse immunitaire exagérée en présence d'un corps étranger.
Hypnose médicaleCette approche permet aux patients de construire un nouveau rapport à leur corps pour contrôler leur angoisse et leur douleur. Elle est notamment utilisée pour la prise en charge de l'anxiété, des effets secondaires et de la douleur aigüe, ainsi qu'en hypnosédation, en complément de l'anesthésie locale.
Pour en savoir plus : L'article du JIC n°73 L'hypnose : un autre rapport au corps et à la douleur I - haut de pageImmunité/ImmunitaireSystème de défense de l'organisme dont les acteurs principaux sont certaines cellules spécialisées (les globules blancs) et des molécules en circulation dans le sang (telles que les anticorps).
ImmunodépriméPersonne malade dont les capacités de défense de l'organisme contre des agressions variées (microbes, virus…) sont diminuées.
Immunothérapie (lire aussi vaccination)Biothérapie consistant à stimuler le système immunitaire. L'immunothérapie cherche à combattre les cellules cancéreuses dans l'organisme. Par exemple, certaines cytokines humaines recombinantes, produites aujourd'hui par biotechnologie, comme l'interféron et l'interleukine 2 (IL2), semblent capables d'activer la destruction spécifique de ces cellules. Ce traitement, très prometteur, reste cependant pour l'instant réservé à quelques tumeurs résistant jusque là à toute autre thérapeutique.
L'immunothérapie comprend aussi des traitements de prévention afin d'éviter la maladie, la vaccination préventive, ou d'éventuelles rechutes, la vaccination thérapeutique. Pour en savoir plus :
ImplantBille en corail naturel ou de synthèse (hydroxyapatite) ou en silicone, utilisée lors des énucléations pour remplacer le volume de l'oeil et servir de support aux sutures musculaires.
IncidenceNombre de nouveaux cas d'une maladie pendant une période de temps donnée dans une population déterminée.
IRM (Imagerie par résonance magnétique)Procédé moderne de diagnostic radiologique utilisant les modifications d'orientation de certains atomes sous l'effet d'un champ magnétique. L'IRM offre des images du corps d'une haute définition en particulier pour les tissus mous comme ceux du cerveau.
Pour en savoir plus :
Irradiation corporelle totaleIrradiation, préalable à la greffe de moelle, entraînant la destruction des cellules " malades ".
Pour en savoir plus : Le département de radiothérapie L - haut de pageLeucémieLes leucémies, ou " cancers du sang " se caractérisant par le fait qu'on retrouve dans le sang des cellules malignes qui proviennent des tissus myéloïdes (la moelle osseuse) ou lymphoïdes (l'os, les ganglions, la rate, le thymus…). Les leucémies myéloïdes, aiguës (à évolution rapide) ou chroniques (à évolution plus lente) et les leucémies lymphoïdes aiguës sont les plus fréquentes chez l'enfant. En quelques années, la chimiothérapie et les greffes de moelle osseuse ont considérablement amélioré le pronostic et la prise en charge des malades leucémiques.
LeucocorieReflet blanc de la pupille de l'oeil.
LeucopénieBaisse du nombre de globules blancs dans le sang.
LiposarcomeTumeur maligne d'origine conjonctive constituée de cellules adipeuses plus ou moins différenciées. Tant que ces tumeurs du tissu adipeux fabriquent des graisses, ces cellules tumorales prolifèrent peu et ont un bon pronostic. En revanche, une fois cette faculté perdue, la tumeur devient très agressive.
Pour en savoir plus: Liposarcomes - Des perspectives thérapeutiques Liquide céphalo-rachidienLiquide que l'on trouve dans tout le système nerveux central ; il peut être prélevé par ponction lombaire et l'on peut y rechercher des cellules malignes.
LobectomieExcision d'un lobe d'un organe comme les poumons ou le foie.
LymphocyteLes lymphocytes, cellules du système immunitaire, responsable de l'immunité spécifique, représentent environ le quart des globules blancs. Ce sont certains d'entre eux qui, au cours du Sida, sont détruits par le virus VIH. Ce sont eux aussi, et notamment les lymphocytes tueurs, qui détruisent les cellules cancéreuses, une fois reconnues comme anormales.
Pour en savoir plus : Le pôle de Biologie Clinique Polyvalente LymphœdèmeEnflure d'une partie du corps, provoquée par une accumulation de liquide (œdème), d'origine lymphatique. Pathologie survenant notamment après une chirurgie de la chaîne des ganglions lymphatiques.
LymphomeCe terme désigne une prolifération maligne de lymphocytes, ces cellules qui, présentes dans le sang, la moelle et les tissus lymphoïdes, jouent un rôle essentiel dans les défenses immunitaires. La maladie de Hodgkin est une des formes possibles de lymphomes, les autres étant regroupées sous le terme de "lymphomes non-hodgkiniens".
Pour en savoir plus : L'unité d'hématologie clinique M - haut de pageMaculaDépression de la rétine, appelée aussi “tache jaune”, située à l'endroit où aboutit l'axe optique de l'oeil, et où l'acuité visuelle de l'oeil est maximale.
MalinSouvent employée en lieu et place de " cancéreux ", ce terme souligne et indique le caractère grave de la maladie — ou de la tumeur — et ne peut donc être employé qu’après des examens complets.
Mammectomievoir Mastectomie.
MammographieExamen radiologique principal des seins, Les images obtenues étudient non seulement les anomalies palpables à l'examen clinique, mais aussi les anomalies infra-cliniques, non perceptibles, notamment les microcalcifications. Pratiquée de façon systématique chez femmes entre 45 et 70 ans dans le cadre de campagne de dépistage, la mammographie devrait permettre de découvrir des anomalies mammaires à leur tout début et d'améliorer ainsi le pronostic.
Pour en savoir plus :
MarqueurSubstance "antigénique" permettant de détecter la présence d'une tumeur. Le dosage, dans le sang, des marqueurs biologiques est utile pour apprécier la présence d'une tumeur et de ses éventuelles métastases, et l'efficacité du traitement en cours. Ils permettent aussi de déceler un début de récidive. L'antigène carcino-embryonnaire (ACE) évoque un cancer colique et digestif, l'alpha-ftoprotéine un cancer primitif du foie, l'antigène CA 15-3 est souvent élevé dans les cancers du sein, l'antigène prostatique (PSA) est spécifique des tumeurs de la prostate, le calcium renseigne sur l'existence de métastases osseuses, etc.
Pour en savoir plus: Le dossier sur le cancer de la prostate MastectomieAblation chirurgicale du sein.
MélanomeCancer cutané développé à partir de cellules pigmentaires et pour lequel le rôle favorisant du soleil a été mis en évidence. Relativement rare (il ne représente que 1,2 % de l'ensemble des cancers), l'évolution du mélanome peut être extrêmement rapide en raison de la fréquence et de la précocité des métastases qu'il provoque.
Pour en savoir plus : la fiche info-patient sur le mélanome Mélanome de la choroïdeForme rare de cancer mais néanmoins le plus fréquent des cancers de l'il chez l'adulte, dont on dénombre 500 à 600 nouveaux cas par an. Ce cancer se manifeste par l'apparition brutale de troubles de la vue de l'il atteint. Son traitement repose sur la chirurgie, la curiethérapie ou la protonthérapie. Les récidives peuvent survenir jusqu'à 15-20 ans après le traitement de la tumeur initiale. Les patients sont donc surveillés tous les 6 mois.
Pour en savoir plus: Le dossier sur les métastases hépatiques MétastaseProlifération de cellules cancéreuses dans un organe ou un tissu situé à distance de la tumeur initiale. On parle aussi de tumeur secondaire.
Pour en savoir plus:
MicrotubulesStructures intracellulaires tubulaires, composées principalement de molécules de tubuline et constituant le squelette cellulaire. Ces molécules s'assemblent et se désassemblent notamment au cours de la division cellulaire. Elles jouent un rôle important dans le maintien de la structure cellulaire.
Moelle osseuseMoelle jaune : riche en graisses, elle occupe le canal axial des os longs. Elle participe activement à la croissance et au
renouvellement de l'os. Moelle rouge : logée dans le tissu spongieux des os courts et des extrémités des os longs, elle a un rôle capital. C'est en effet dans la moelle rouge que se trouvent des cellules mères, cellules souches, de toutes les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes). La moelle rouge est donc le lieu de fabrication de toutes les cellules du sang. MuciteLésions parfois provoquées par la chimiothérapie au niveau des muqueuses digestives, entrainant le développement d'aphtes dans la bouche ou la gorge et/ou parfois de diarrhée.
MultidisciplinaritéLe traitement des affections cancéreuses réclame le concours de nombreux spécialistes travaillant ensemble comme les chirurgiens, les chimiothérapeutes, les radiothérapeutes mais aussi les anatomopathologistes ou les assistantes sociales... C'est d'une telle attitude collégiale que se dégage, pour chaque malade, la meilleure stratégie thérapeutique.
MutagèneMécanismes ou substance susceptible d'induire des mutations génétiques au niveau de certaines cellules, augmentant ainsi le risque de cancer.
MutationAltération d'un gène qui peut entraîner des perturbations dans le fonctionnement cellulaire et parfois, à plus grande échelle, dans l'ensemble de l'organisme. Quand une altération génétique est présente dans une cellule germinale, elle peut alors être transmise à la descendance.
N - haut de pageNauséesEffets secondaires (ou indésirables) dus à la toxicité de produits utilisés en chimiothérapie, les nausées peuvent désormais être prévenues efficacement dans un grand nombre de cas grâce à de nouveaux antiémétiques très efficaces.
Pour en savoir plus : Le département de médecine NéoplasieFormation pathologique d'un tissu nouveau dont les éléments se substitueraient à ceux d'un tissu antérieur sans rien leur emprunter. Souvent utilisé pour désigner les tumeurs.
NéoplasmeTumeur nouvellement formée, qu'elle soit bénigne ou maligne. Le néoplasme n'a pas de fonction, grandit aux dépends d'un organe sain.
NéphroblastomeTumeur du rein de l'enfant
Pour en savoir plus :
NeutropénieBaisse du nombre des polynucléaires neutrophiles dans le sang. L'importance et la durée de cette diminution conditionnent le risque d'infection. Elle est très souvent observée au cours des cures de chimiothérapie.
Numération formule sanguine (NFS)Relevé des globules rouges, des globules blancs (et de leurs fractions), et des plaquettes.
NutritionLes cancers et les traitements anticancéreux peuvent entraîner des difficultés à s'alimenter (perte d'appétit, nausée, vomissements, diarrhées,…). Le rôle du diététicien est alors de conseiller le patient en tenant compte de son état nutritionnel, de ses goûts, de sa pathologie et de ses traitements. Il entreprend une surveillance dès le début du traitement et de façon régulière pour éviter au patient toute perte de poids qui lui serait préjudiciable.
Lorsqu'une personne ne peut s'alimenter par la bouche de façon suffisante, elle est nourrie artificiellement. La nutrition artificielle apporte les nutriments dont l'organisme à besoin: de l'énergie, des glucides, des protéines, des lipides, des vitamines, des sels minérauxet de l'eau. Lorsque le tube digestif fonctionne bien, les nutriments sont administrés directement dans l'estomac ou dans l'intestin sous forme liquide à l'aide d'une sonde (petit tuyau). On parle de nutrition entérale. La digestion se fait ensuite normalement. Pour en savoir plus : Quand les traitements changent les habitudes Comprendre la nutrition entérale O - haut de pageOcularisteSpécialiste qui conçoit, réalise et adapte les prothèses oculaires.
OncogénétiqueDiscipline récente qui a pour objectifs de comprendre l'origine des prédispositions génétiques aux cancers et de prendre en charge les personnes à risque. Ces prédispositions sont souvent associées à une histoire familiale de cancers. Néanmoins, les cancers sont très fréquents et il existe des histoires familiales fortuites : ainsi, histoire familiale de cancers n'est pas synonyme de prédisposition génétique. Le but de la consultation de génétique est de faire la part entre histoire familiale fortuite et possible prédisposition. Les tests génétiques, encore limités, confirment parfois l'origine héréditaire. Si une altération est identifiée dans une famille, elle peut être recherchée chez les apparentés. Ceci permet de rassurer ceux qui ne portent pas la prédisposition et de suivre les sujets à risque. Lire aussi Prédisposition.
Pour en savoir plus :
OncogèneProcessus complexe englobant toutes les étapes de la formation d’une tumeur auquel participent de nombreux gènes tels les oncogènes et les gènes suppresseurs de tumeur ayant perdu leur efficacité.
OncologieSynonyme de cancérologie. On parle de psycho-oncologie, d'oncologie pédiatrique et les spécialistes du cancer sont, indifféremment des cancérologues ou des oncologues.
OstéosarcomeSarcome constitué de cellules élaborant des structures osseuses.
Pour en savoir plus : Le guide SOR Savoir Patient - Comprendre l'ostéosarcome (doc. pdf 624Ko) OvaireGlande génitale de la femme. Au nombre de deux, les ovaires constituent avec l'utérus et les trompes l'appareil génital féminin interne. Environ 4500 nouveaux cas de cancer de l'ovaire sont diagnostiqués chaque année en France. Le principal facteur de risque est l'avancée en âge, avec toutefois un facteur héréditaire reconnu (5 à 10 % des cas). Il n'existe pas de tests de dépistage pour les cancers de l'ovaire. Les traitements font appel à la chirurgie et à la chimiothérapie principalement.
Pour en savoir plus :
P - haut de pagePalliatifsLes soins palliatifs, ou soins d'accompagnement, ne sont pas réservés aux seuls malades cancéreux. Ils concernent toutes les personnes qui souffrent d'une affection dont l'évolution est irréversible. Il ne faut pas les confondre avec les soins terminaux qui concernent les tout derniers moments de la vie. Les soins palliatifs n'ont pas de visée curative mais ont pour objectifs de soulager la douleur, physique et psychologique, d'assurer le confort du malade et d'apaiser son angoisse. Pour satisfaire les besoins élémentaires de ces malades, privilégier leur qualité de fin de vie, leur permettre de mourir accompagnés, dans la dignité - tâche complexe et âpre -, les "intervenants " qui doivent souvent aussi assurer la prise en charge " morale" des proches, peuvent être nombreux. Ce sont d'abord les membres de l'équipe soignantes (infirmières, psychologues, médecins, kinésithérapeutes…), mais aussi des bénévoles.
Pour en savoir plus : Le département inter-disciplinaire des soins de support pour le patient en oncologie (Disspo) PalpationMéthode d'exploration externe du corps avec le plat de la main et des doigts pour rechercher des anomalies.
Pan-endoscopievoir Endoscopie
PapillomavirusGenre de virus responsable de lésions cutanées et muqueuses, dont certains sont associés au cancer du col de l'utérus.
Pour en savoir plus :
Parcours du patientLe parcours d'une personne suspectée d'être atteinte d'un cancer est jalonné d'étapes qui varient selon son histoire médicale, les médecins libéraux et les établissements hospitaliers qui la prennent en charge. Une consultation qui soulève une anomalie doit faire suivre des examens complémentaires, en ville ou à l'hôpital. Si le diagnostic confirme une pathologie, le patient doit alors subir un traitement, à l'hôpital, en ville ou à son domicile. A l'issu des soins, le personnel hospitalier procède à un bilan de l'état de santé du patient. Puis, un suivi médical régulier sera fortement conseillé au patient.
Pour en savoir plus: Fiche pratique - Le parcours du patient PathologisteCe médecin participe au diagnostic en analysant des prélèvements de cellules ou de tissus. C'est lui qui détermine la nature de la maladie, sa forme, et estime les facteurs pronostiques ou permettant d'adapter le traitement. En cancérologie, le pathologiste peut déterminer les cibles d'intérêt thérapeutique.
Pour en savoir plus : Page 7 du journal de l'Institut Curie n°73 février 2008 PersonnalisationToute décision thérapeutique est le résultat d'une discussion entre plusieurs médecins spécialisés en cancérologie. Elle se fait toujours au cas par cas, les différents protocoles possibles ayant chacun leurs avantages et leurs risques.
PET Scancf TEP Scanner
Pharmacocinétique/PharmacodynamieEtude du métabolisme et de l'action du médicament, portant surtout sur le temps nécessaire à son absorption, son délai d'action, sa distribution dans l'organisme et son excrétion.
PhosphorylationMécanisme chimique qui permet l'addition d'un groupe phosphate (PO4) à une protéine. Elle permet notamment de rendre active ou non-active une enzyme ou un récepteur et contrôle ainsi tous les aspects de la vie cellulaire.
Pour en savoir plus : le communiqué de presse Quand les chromosomes font leur stretching (doc. pdf 228Ko) PhotocoagulationTraitement qui consiste à projeter un faisceau étroit et lumineux sur les vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur pour entraîner leur destruction et, en conséquence, la tumeur.
PlaquettesCellules du sang impliquées dans la coagulation du sang. Le risque d'hémorragie est lié à un taux de plaquettes trop abaissé.
PlasmaComposant liquide du sang dans lequel les cellules (globules rouges, globules blancs, plaquettes) sont en suspension.
PlurifocalQui siège en plusieurs zones de la rétine (lésion plurifocale).
Pneumonectomie/PneumectomieExcision d'une partie plus ou moins étendue du poumon.
Polynucléaires neutrophilesVariété de globules blancs qui intervient dans la lutte contre les microbes (ou germes ou bactéries).
Polypose adénomateuse familialeAffection héréditaire qui, si le patient n'est pas surveillé, facilite le développement du cancer du côlon vers 40 ans.
Polypose juvénileMaladie familiale qui peut accroître le risque de cancer du côlon chez le jeune enfant.
PonctionPrélèvement au niveau d'un liquide ou d'un tissu à l'aide d'une aiguille.
Ponction lombairePrélèvement de liquide céphalo-rachidien à l'aide d'une aiguille fine introduite entre deux vertèbres lombaires. Elle se pratique généralement sous anesthésie générale.
Port-à-cath®Ce réservoir implanté sous la peau, un peu en dessous de la clavicule et relié par l'intermédiaire d'un cathéter à un gros vaisseau sanguin permet d'effectuer des injections et des perfusions intraveineuses. Ses avantages sont multiples : absence d'immobilisation des bras au cours d'une chimiothérapie, respect du capital veineux. Sa présence nécessite cependant des précautions d’asepsie particulières.
PoumonLe cancer broncho-pulmonaire est l'un des plus fréquents dans le monde. La forte prédominance masculine (9 hommes pour 1 femme) tend à s'atténuer avec l'augmentation, sensible, du tabagisme féminin. En France, le cancer du poumon est la première cause de mort par cancer chez l'homme, il est en troisième place chez la femme.
Pour en savoir plus :
Prédisposition (héréditaire ou génétique)Des altérations génétiques, contenues dans le programme génétique des cellules de certains sujets, ont été identifiées comme impliquées dans différentes prédispositions héréditaires à des cancers ou des lésions précancéreuses. Parmi ces pathologies, on compte les cancers du sein (5 à 10 % des cas), des cancers de l'ovaire (5 à 10 % des cas), des cancers de la prostate (5 à 10 % des cas), des polypes précurseurs de cancers colo-rectaux (10 % des cas de polypes sont liés à une hérédité), un cancer pédiatrique rare de la rétine (rétinoblastome)... Quand l'histoire médicale familiale laisse suspecter une telle hérédité, des analyses biologiques médicales sont effectuées. Il existe une cinquantaine de consultations hospitalières de génétique en cancérologie (oncogénétique) qui prennent en charge ces patients orientés par leur médecin de ville. L'identification chez un patient d'une prédisposition permet de suivre médicalement ces personnes à haut risque de cancer et d'intervenir dès le moindre signe. Il n'existe pas à ce jour de médicament prophilactique (empêchant la survenue du cancer). Dans certains cas, l'intervention chirurgicale avant la survenue de la maladie est effectuée après concertation entre le patient et son équipe médicale pluridisciplinaire.
Pour en savoir plus :
PrévalenceNombre de cas d'une maladie existant dans une population donnée, à un moment donné, sans distinction entre les nouveaux cas et les anciens.
PréventionHabitudes de vie (alcool, tabac, alimentation, pratiques sexuelles…), environnement (expositions à des agents cancérogènes chimiques ou physiques comme l'amiante ou les radiations), âge, prédisposition génétique sont tout autant de facteurs de risque connus pour favoriser l'apparition de certains cancers. Dans un très grand nombre de cas, on sait aujourd'hui qu'il est cependant possible de limiter ces risques. L'adage "Mieux vaut prévenir que guérir" reste ainsi d'une très grande actualité. La prévention "primaire" a pour cible les personnes saines : elle a pour objectif de diminuer l'incidence de la maladie. Pour cela, il faut informer ces personnes en bonne santé sur les risques qu'elles prennent à titre individuel (ne fumez pas, ne vous exposez pas au soleil, …) ou qu'elles courent à titre collectif. La prévention primaire c'est aussi chercher à détecter à l'aide, par exemple, de marqueurs biologiques, la présence de facteurs qui mettent la santé d'une population en danger et tenter de les éliminer. La prévention "secondaire" concerne plus directement les traitements que les individus : il s'agit ici de neutraliser l'évolution d'une maladie ou d'en diminuer la durée. La prévention "tertiaire" désigne plus spécifiquement les mesures susceptibles d'éviter les rechutes ou certaines complications. Elle est placée sous le signe de l'adaptation et de la réadaptation.
Pour en savoir plus :
Primaire/PrimitifSite originel du développement de la tumeur.
Produit de contrasteSubstance permettant de rehausser le contraste d'un organe, d'un tissu ou d'une tumeur par rapport à son environnement, afin de mieux le (la) repérer lors des examens d'imagerie.
Pour en savoir plus : L'unité d'imagerie médicale Professionnel (Cancer)Les activités professionnelles exposent à de nombreux agents cancérogènes (radiations, amiante, poussières de bois, métaux lourds produits chimiques…). 4 à 8% des cancers auraient ainsi pour origine directe l'exposition à un facteur de risque lié au travail, soit pour la France entre 7000 et 14000 nouveaux par an. Seuls quelques centaines seulement sont reconnus et indemnisés au titre de maladie professionnelle. L'obtention de cette reconnaissance est relativement facile pour certaines formes bien repérées comme le cancer de l'éthmoïde des menuisiers ou l'angiosarcome du foie imputé au chlorure de vinyle. Elle reste aléatoire pour bien d'autres cancers, y compris les cancers broncho-pulmonaires et surtout le mésothéliome ou les cancers de la plèvre même quand il est établi un lien de causalité avec une exposition à l'amiante.
PronosticJugement porté sur la durée, le déroulement et l'issue d'une maladie. En cancérologie, le pronostic dépend souvent de la précocité du diagnostic.
ProphylactiqueAgent ou moyen qui prévient ou aide à la prévention d'une affection.
ProstateAvec 40 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme. Il représente la deuxième cause de mortalité par cancer chez l'homme. C'est, le plus souvent, un cancer à évolution lente. Des études récentes révèlent qu'un homme sur deux, après 80 ans, est porteur d'une tumeur prostatique cancéreuse même si elle n'a jamais été diagnostiquée de son vivant.
Pour en savoir plus :
ProtéasesL'étude de l'action spécifique de ces enzymes qui peuvent détruire certaines protéines et en particulier celles sécrétées par des cellules de la tumeur, pourrait déboucher sur de nouveaux traitements contre le cancer. Les tout premiers essais cliniques se poursuivent.
Pour en savoir plus : L'équipe de recherche Protéase et immunité ProtocoleEnsemble des décisions thérapeutiques tenues pour les plus efficaces dans chaque type de cancer. Les protocoles de traitement évoluent avec les progrès scientifiques.
ProtonthérapieCette nouvelle forme de radiothérapie des cancers fait appel à l'utilisation de protons de 200 millions d'électronvolts produits par un synchrocyclotron (accélérateur de particules). La protonthérapie permet une irradiation très sélective et se révèle particulièrement utile pour certaines tumeurs de l'œil puisque les pourcentages de guérisons sont très importants avec une vision conservée dans un grand nombre de cas. L'Institut Curie a été à l'origine de la médicalisation du synchrocyclotron que lui ont offert, en 1989, le CNRS et l'Institut de physique nucléaire.
Pour en savoir plus : Le centre de protonthérapie d'Orsay Psychocorporelles (approches)Ensemble de techniques utilisant le corps comme médiateur pour influer positivement sur la qualité de vie des patients. On regroupe notamment sous cette appelation l'hypnose, le massage, la relaxation individuelle ou en groupe et la sophrologie. Il s'agit d'approches complémentaires et ponctuelles qui ont pour objectif d'apporter du bien-être au patient traité pour un cancer. Pour en savoir plus : Le dossier sur |